Le marché du travail est sous pression depuis des années. Et cette pression ne disparaîtra pas de sitôt. Le gouvernement fédéral souhaite pousser le taux d’emploi vers 80 %. L’activation des personnes qui se trouvent aujourd’hui en marge du marché constitue un axe essentiel, complété par une série de réformes visant à instaurer davantage de flexibilité sur le marché du travail : du temps de travail aux formes de contrat. Cela crée des opportunités, mais rend aussi la réalité plus complexe.
Parallèlement, l’IA et d’autres évolutions technologiques s’enchaînent à un rythme effréné. Les emplois ne disparaissent pas massivement, mais ils changent profondément. Les tâches évoluent, les compétences deviennent obsolètes et de nouveaux rôles apparaissent. Dans un tel contexte, le réflexe automatique – “il n’y a pas assez de personnes” – est trop simpliste.
Si l’on observe le taux de participation au marché du travail (20 à 64 ans), on constate qu’il est d’environ 72 % en Belgique. En d’autres termes : il existe encore une capacité disponible sur le marché du travail, mais elle est fragmentée, inégalement répartie et pas toujours mobilisable comme nous en avons l’habitude aujourd’hui. La question n’est donc pas seulement : comment trouver des talents, mais surtout : comment mieux les exploiter ?