L’absentéisme reste en 2025 un point d’attention majeur pour les entreprises actives dans le secteur industriel. Mais bonne nouvelle : le secteur industriel obtient de meilleurs résultats que la moyenne belge. Cela ne signifie pas pour autant que les défis ont disparu.
Que disent les chiffres ? Et surtout : qu’est-ce que cela signifie pour votre organisation ? Dans le rapport sectoriel, vous retrouvez toutes les données pour benchmarker vos taux d’absentéisme. Voici quelques points clés.
La tendance générale : une légère baisse, mais un niveau encore élevé
En 2025, l’absentéisme total dans l’industrie atteint 9,25 %, en baisse par rapport à 9,49 % en 2024. Cette diminution est visible dans presque toutes les catégories :
- Absentéisme de courte durée : 3,08 % (-3,19 %)
- Absentéisme de moyenne durée : 2,69 % (-4,93 %)
- Absentéisme de longue durée : 3,48 % (stable)
Le secteur affiche ainsi de meilleurs résultats que la moyenne nationale et diminue plus rapidement. Une évolution positive donc. Mais avec plus de 9 % d’absence, l’impact sur votre organisation reste important.
L’absentéisme de courte durée reste volatil en raison de facteurs externes
Comme dans d’autres secteurs, on observe des pics clairs en début d’année :
- Janvier et février sont plus élevés en raison de la grippe et du Covid
- Ensuite, l’absentéisme se stabilise à un niveau plus bas
Globalement, les chiffres de l’absentéisme de courte durée en 2025 sont inférieurs à ceux de 2024, mais les écarts restent limités. En d’autres termes, ce type d’absentéisme est difficile à contrôler totalement. Votre politique doit donc se concentrer sur l’anticipation et la flexibilité, et pas uniquement sur la prévention.
Les jeunes sont plus souvent absents brièvement, les seniors plus longtemps
Les données par âge montrent un schéma classique :
- Travailleurs plus jeunes (< 40 ans)
- Plus souvent absents (fréquence jusqu’à 2,5)
- Absences plus courtes
- Travailleurs plus âgés (50+)
- Moins souvent absents
- Mais absences plus longues
- Davantage d’absentéisme de moyenne et longue durée
Ce qui ressort :
- L’absentéisme de courte durée diminue avec l’âge
- L’absentéisme de moyenne durée augmente surtout chez les travailleurs plus âgés
- L’absentéisme de longue durée est quasi inexistant chez les jeunes, mais augmente fortement à partir de 45 ans
Les ouvriers restent les plus vulnérables
Dans l’industrie, les ouvriers sont – comme dans d’autres secteurs – plus souvent absents et leurs absences sont plus longues que celles des employés.
- Ouvriers
- Plus d’absences
- Durée moyenne plus longue (15,66 jours)
- Fréquence plus élevée (2,18)
- Employés
- Absentéisme plus faible
- Absences plus courtes (6,96 jours)
Le facteur Bradford est également nettement plus élevé chez les ouvriers, même s’il a légèrement diminué en 2025. C’est logique : leur travail est physiquement plus exigeant et offre souvent moins de flexibilité.
Un impact financier important
L’absentéisme n’est pas seulement une question RH, c’est aussi un enjeu financier majeur. En moyenne, il coûte 1.835 € par collaborateur par an dans l’industrie.
Cela représente pour une entreprise :
- 100 collaborateurs : 183.518 €/an
- 500 collaborateurs : 917.590 €/an
- 1000 collaborateurs : 1.835.180 €/an
Même de petites diminutions peuvent générer des économies considérables.
Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour votre organisation ?
En 2025, le secteur industriel obtient globalement de meilleurs résultats que la moyenne nationale. Pourtant, l’absentéisme continue d’avoir un impact important sur la planification, la production et la charge des équipes.
Les chiffres mettent en évidence trois priorités pour les entreprises industrielles :
1. Prévoir une capacité tampon pour absorber les pics
Les pics saisonniers sont prévisibles. Travaillez avec une capacité flexible ou des partenaires afin de maintenir votre production.
2. Réagir plus rapidement à l’absentéisme de moyenne durée chez les jeunes
Une augmentation est observée, notamment chez les collaborateurs de moins de 25 ans. Investissez dans l’onboarding, le coaching et réduisez autant que possible les sources de pression (charge de travail, horaires).
3. Gérer l’absentéisme de longue durée de manière structurelle
L’absentéisme de longue durée se stabilise, mais reste un défi majeur, surtout chez les collaborateurs de 45 ans et plus.
Une approche structurelle est donc indispensable. Investissez dans l’ergonomie, la réintégration et l’employabilité durable.
Passer de l’analyse à l’action
L’industrie progresse dans la bonne direction. Mais avec un taux d’absentéisme supérieur à 9 %, le potentiel d’amélioration reste important. La clé ? Ne pas seulement mesurer, mais agir de manière ciblée sur base de vos données.
Aujourd’hui, les organisations font la différence en :
- benchmarkant leurs chiffres
- suivant activement les tendances
- travaillant de manière préventive
Plus de visibilité sur vos chiffres d’absentéisme ?
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