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Chiffres de l’absentéisme 2025 dans le secteur agroalimentaire

Voeding

Les chiffres de l’absentéisme dans le secteur agroalimentaire évoluent prudemment dans la bonne direction. En 2025, le taux global d’absentéisme diminue à 10,72 %, contre 10,97 % en 2024. À première vue, il s’agit d’une évolution positive, mais des points d’attention subsistent, en particulier pour les grandes organisations.

Que révèlent réellement les chiffres ? Et quelles sont les priorités pour les entreprises agroalimentaires ? Dans le rapport sectoriel, vous trouverez l’ensemble des données pour benchmarker vos propres chiffres d’absentéisme. Voici déjà quelques points clés :

 

Une baisse dans tous les types d’absentéisme, mais un niveau toujours supérieur à la moyenne


Le secteur agroalimentaire enregistre en 2025 une baisse dans toutes les catégories d’absentéisme : l’absentéisme de courte durée recule légèrement à 3,37 %, l’absentéisme de durée moyenne diminue plus fortement à 3,17 % et l’absentéisme de longue durée baisse à 4,18 %.

Cette évolution est positive, surtout dans un contexte où l’absentéisme de longue durée continue d’augmenter dans de nombreux autres secteurs. Néanmoins, le secteur reste au dessus de la moyenne nationale. Cela montre que les efforts en matière de gestion de l’absentéisme portent leurs fruits, mais que des facteurs structurels — comme la charge physique, le travail en équipes et la composition de la population — continuent de peser.

 

L’absentéisme de courte durée reste un défi structurel

Malgré une légère baisse, l’absentéisme de courte durée reste supérieur à la moyenne. Le schéma derrière les chiffres est particulièrement marquant : les collaborateurs se déclarent relativement souvent malades, mais pour de courtes périodes.

C’est particulièrement visible chez les ouvriers : ils présentent une fréquence d’absentéisme plus élevée, un facteur Bradford plus important et donc davantage d’absences courtes répétées.

Dans les grandes entreprises agroalimentaires, cela a un impact direct sur le fonctionnement quotidien. Dans des environnements avec travail en équipes et planification de production stricte, chaque absence courte génère une pression organisationnelle. Le défi consiste donc à briser ces schémas récurrents au sein des équipes, plutôt qu’à se concentrer uniquement sur le nombre total de jours d’absence.

 

Les jeunes collaborateurs s’absentent plus longtemps

Un deuxième constat marquant concerne les jeunes groupes d’âge. Les travailleurs entre 25 et 34 ans présentent le profil d’absentéisme le moins favorable : l’absentéisme de durée moyenne augmente ou stagne et l’absentéisme de longue durée progresse également, surtout chez les 25–29 ans.

Même si les chiffres absolus restent relativement faibles, la tendance est claire : l’absentéisme de longue durée concerne de plus en plus les jeunes collaborateurs.
Cela rend le suivi précoce essentiel. Les entreprises qui n’interviennent qu’en cas d’absence longue agissent souvent trop tard. Dans les grandes organisations, où les signaux sont moins rapidement détectés, un accompagnement proactif est indispensable.

 

L’absentéisme de longue durée atteint un pic dans les moyennes et grandes entreprises.

Si l’on analyse l’absentéisme selon la taille de l’organisation, la relation n’est pas linéaire, mais des différences claires apparaissent. Les petites entreprises (moins de 50 collaborateurs) affichent les meilleurs résultats, tandis que les entreprises moyennes et grandes (100 à 999 collaborateurs) enregistrent des taux plus élevés. Un pic d’absentéisme de longue durée apparaît surtout entre 250 et 499 collaborateurs.

Fait intéressant : dans les très grandes entreprises (au moins 1000 collaborateurs), les chiffres diminuent à nouveau. Cela reflète l’impact de politiques plus structurées, d’un support RH spécialisé et d’un meilleur suivi des absences de longue durée. Pour les moyennes et grandes entreprises, cela constitue un levier majeur.

 

Les différences entre ouvriers et employés restent importantes

Les chiffres révèlent un écart marqué entre ouvriers et employés : les ouvriers sont absents en moyenne plus de deux fois plus longtemps, se déclarent malades plus fréquemment et présentent davantage d’absences courtes répétées.

Cette différence est particulièrement prononcée dans le secteur agroalimentaire en raison de la forte proportion d’ouvriers et de la nature du travail. Cela signifie qu’une approche uniforme est souvent insuffisante et qu’une approche ciblée, tenant compte de la réalité du terrain, est essentielle.


Qu’est-ce que cela signifie pour les entreprises agroalimentaires ?

Les chiffres montrent clairement que le secteur progresse, mais que les défis majeurs évoluent plutôt qu’ils ne disparaissent. Les grandes organisations peuvent faire la différence en se concentrant sur trois leviers : traiter structurellement l’absentéisme de courte durée récurrent, accompagner plus rapidement les jeunes collaborateurs et professionnaliser la gestion de l’absentéisme de longue durée.

Une politique d’absentéisme réfléchie est à la fois une question de bien-être, de continuité opérationnelle et de maîtrise des coûts. Avec un coût moyen de plus de 1.600 € par collaborateur et par an, l’impact est considérable.
 

Plus de visibilité sur vos chiffres d’absentéisme ?

Benchmarkez votre organisation avec les données du rapport d’absentéisme du secteur agroalimentaire et identifiez vos principales opportunités.

 

Téléchargez le rapport d’absentéisme