L’absentéisme reste l’un des plus grands défis pour les employeurs. Il impacte non seulement la productivité, mais aussi la charge de travail des collègues et la planification. Comment les entreprises des secteurs logistique, agroalimentaire et industriel gèrent-elles l’absentéisme ?
Quelles solutions fonctionnent vraiment ? Et de quoi les teamleaders ont-ils besoin pour mieux suivre l’absentéisme ? SD Worx Jobs a mené une enquête avec iVOX auprès de 200 employeurs et partage dans ce blog les principaux enseignements.
Quelle est l’ampleur du problème ?
Dans les entreprises de plus de 20 salariés, 3 sur 4 déclarent que l’absentéisme est un problème. Dans le secteur agroalimentaire, ce chiffre grimpe à 4 sur 5. L’absentéisme de courte durée (moins d’un mois) est considéré comme le plus grand défi. L’absentéisme de longue durée reste un point sensible dans l’agroalimentaire et l’industrie, tandis que la logistique souffre surtout des absences de courte durée.
L’impact de l’absentéisme sur le terrain
L’absentéisme se fait sentir dans le quotidien. Principales conséquences selon les répondants :
- Charge de travail accrue pour les collègues (74%)
- Difficultés à respecter la planification (58%)
- Sous-effectif et perte de productivité, voire arrêt de processus dans l’industrie agroalimentaire.
De plus, 63% indiquent que trouver rapidement un remplaçant est un gros point faible. L’intégration des intérimaires prend aussi beaucoup de temps, ce qui accentue la pression.
Comment les entreprises s’organisent-elles ?
La plupart des entreprises cherchent d’abord des solutions internes :
- Redistribution des tâches et surcharge du personnel existant (72%)
- Recours à l’intérim (40% en moyenne, jusqu’à 53% en Wallonie)
- Heures supplémentaires (31%)
Dans les grandes entreprises (>100 salariés), on observe une approche plus structurée : en plus des solutions internes, elles misent activement sur l’intérim et les heures supplémentaires.
Quelles mesures fonctionnent contre l’absentéisme ?
Les entreprises mettent en place différentes initiatives :
- Entretiens réguliers d’évaluation et de suivi (près de 50%)
- Horaires flexibles et investissements dans le bien-être (environ 1 sur 3)
- Récompenses pour les salariés sans absentéisme (surtout en Wallonie)
À noter : 12% des entreprises concernées n’ont encore rien entrepris. Et même parmi celles qui ont agi, 20% estiment que les initiatives ont peu d’impact.
Ces 20% montrent que de nombreuses entreprises ont déjà entrepris des démarches en matière de politique d’absentéisme. Il y a donc une réelle prise de conscience et une volonté d’agir.
Les mesures les plus efficaces ?
- Les entretiens de suivi restent en tête.
- La flexibilité et le bien-être obtiennent de bons résultats, surtout dans les grandes structures.
Le rôle des teamleaders dans la gestion de l’absentéisme
Près de 2 entreprises sur 5 indiquent que les teamleaders suivent activement l’absentéisme. Pourtant, dans un tiers des organisations, le suivi est entièrement assuré par les RH. De quoi ont besoin les teamleaders pour mieux jouer leur rôle ?
- Formation aux entretiens et à la prévention (43%)
- Directives claires et politiques d’absentéisme (39%)
- Outils pratiques comme des tableaux de bord et checklists (29%)
L’absentéisme est un problème complexe qui nécessite une approche intégrée. Les entreprises qui misent sur la communication, la flexibilité et le bien-être progressent le plus. Mais il reste du travail : renforcer le rôle des teamleaders et définir une politique claire.
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